Les différentes espèces de fleurs en Argentine

 

Lampourde de Magellan – Acaena magellanica des Rosaceae

Lampourde de Magellan

La lampourde de Magellan est une plante pérenne qui peut atteindre 15 cm de haut, munie de feuilles de 2 à 12 cm. Elle est couverte de petits poils blancs ou transparents, plus denses sur l’envers de ses feuilles. Ses fleurs, ornées de 4 ou 5 gros pétales, font 1,5 cm de diamètre environ. Cette espèce connaît un grand nombre de variations selon le climat et la géographie, ce qui complique souvent son identification. Elle est répandue à toutes les altitudes dans le sud de l’Amérique latine, tout particulièrement en Argentine et au Chili, ainsi que dans les îles de l’Antarctique (Kerguelen, Marion, Crozet, Heard, Isla de los Estados, Prince Edwards, South Georgia, Macquaire et Malouines). On la retrouve beaucoup dans la région de la Magallanes et Torres del Paine au Chili, ainsi que dans la steppe patagonique et le désert andin d’Argentine. Bien qu’elle préfère les milieux humides, au bord de cours d’eau ou de marécages.

 

Amancay du désert – Alstroemeria patagónica des Alstroemeriaceae

Amancay du désert

L’amancay du désert est une plante australe, ce qui explique sa petite taille adaptée aux conditions climatiques extrêmes. Elle est caractérisée par ses feuilles pointues disposées en une rosette plate. Lors de sa floraison en décembre et janvier, on a l’impression que sa grande fleur jaune repose à même le sol. Elle est munie de longs rhizomes, qui lui permettent de capter l’oxygène de l’atmosphère et le stocker dans ses racines tubéreuses, de la forme de petites pommes de terre blanches. Elle vit dans les terres sablonneuses de la steppe patagonne, de Neuquén à Santa Cruz en Argentine, et dans les régions chiliennes de Magellan et Terre de Feu.

 

Orchidée de Magellan – Chloraea magallánica des Orchidaceae

Ochidée de Magellan

L’orchidée de Magellan peut mesurer de 30 à 60 cm de haut, avec des feuilles de 20 cm de long. Elle porte de 4 à 12 fleurs blanc gris veinées de vert foncé, à l’origine de son nom de Chloraea, vert en Grec. Les pétales, qui sont visibles à la fonte des neiges de décembre à février, sont ornés de dessins complexes. Elle pousse en Patagonie argentine et chilienne, dans la terre de la steppe andine ou des clairières des forêts de hêtres de l’Antarctique (ñire). Elle résiste au froid jusqu’à -8°C et supporte d’être couverte par la neige pendant une semaine par an. Elle a besoin de beaucoup de précipitations et peut supporter un peu sécheresse grâce à ses racines tubéreuses qui stockent l’eau.

 

Famatina maulensis – Miltinea maulensis des Amaryllidaceae

Famatina maulensis

La famatina est une plante bulbeuse de 20 à 35 cm de haut. Elle pousse à une altitude de 1500 m à 2500 m. Assez rare, elle développe son système racinaire dans l’eau de ruisseaux, rivières ou lacs. Elle n’est connue à ce jour que dans la zone de terre volcanique de la côte Los Cóndores et la vallée du Río Maule, dans la province de Talca au Chili. Elle se reconnaît à ses 2 ou 3 fleurs rouges et jaunes, filiformes et tubulaires, qui mesurent 3 cm sur 8 mm. Pendant sa période de floraison, elle met 3 ou 4 feuilles droites, de 30 cm sur 3 mm.

 

Heliconia subulata – Heliconia subulata des Heliconiaceae

Heliconia subulata
L’heliconia est un genre qui regroupe 100 à 200 espèces de plantes à fleur originaires d’Amérique tropicale et des îles du Pacifique. On la trouve parfois dans les hauts plateaux des Andes. Cultivée pour la couleur vive de ses bractées (feuilles colorées qui entourent la fleur), elle ne fleurit qu’après quelques années de croissance. Elle est très vulnérable au vent, comme sa tige ploie du haut de ses mètres de haut sous le poids de ses floraisons généreuses, qui pendent-elles même au bout de pédoncules de 15 à 50 cm. Elle est une des principales sources de nourriture pour les oiseaux-mouches qui en prélèvent le nectar. Certains minuscules colibris comme l’ermite hirsute vont jusqu’à nicher dans ces plantes. Elle agit comme un réservoir naturel d’eau de pluie, où viennent se désaltérer oiseaux et insectes.

 

Heliconia bihai, bijao, queue de poisson ou bananier silvestre – Heliconia bihai des Heliconiaceae

Heliconia bihai, bijao, queue de poisson ou bananier silvestre

L’heliconia bihai est originaire du nord de l’Amérique latine, et s’est beaucoup répandue dans la forêt amazonienne du nord du Brésil et de Guyane, mais aussi dans les Caraïbes en Jamaïque et aux Antilles, ainsi que dans tous les pays d’Amérique centrale. Elle peut atteindre 4 m de haut, et se multiplie rapidement grâce à la division de son long rhizome souterrain. Ses feuilles qui partent de la base du rhizome forment des ellipses longues de 120 cm sur 30 cm. Elles sont utilisées dans la cuisine régionale pour envelopper des plats typiques comme les tamales argentins ou les juanes péruviens. Sa période de floraison dure très longtemps et la pare de couleurs spectaculaires, très prisées pour les bouquets de fleurs tropicales. Ce sont en réalité ses bractées qui attirent l’œil; ce type de feuille qui enveloppe les boutons est modifié par la floraison et prend de riches coloris de rouge, jaune, vert ou orange, qui éclipsent les petites fleurs vertes ou jaunes. Sa silhouette facilement reconnaissable sert d’emblème à de nombreux partis politiques de la région, de Trinidad et Tobago à la Martinique.

 

Volubilis, liseron bleu ou morning glory – Ipomoea purpurea des Convolvulaceae

Volubilis, liseron bleu ou morning glory

Le volubilis est une plante à fleur annuelle originaire des régions tropicales d’Amérique centrale. Ses tiges volubiles peuvent grimper à 2 ou 3 mètres de haut le long de treilles. Elle est appréciée pour ses fleurs bleues, groupées par 3 à 5 corolles en entonnoir. Ses feuilles, un peu ouvertes de duvet, ont la forme d’un cœur. Elles sont considérées comme le symbole de l’amitié dévouée. Ses graines triangulaires ont une forte teneur en LSA, alcaloïde hallucinogène proche du LSD qui peut produire des hallucinations pendant 6 à 10 heures. Elles peuvent être toxiques, et leur ingestion s’accompagne toujours de nausées.

 

Justicia carnea – Jacobinia pohliana, velutina ou magnifica des Acanthacées

Justicia carnea

La justicia carnea est un arbrisseau vert foncé de 80 cm à 1,50 m de haut. Né au Brésil, il s’est répandu dans toute l’Amérique latine. Ses feuilles, longues de 20 cm, sont velues. Ses grosses fleurs roses en pompon peuvent atteindre 10 cm. Elles sont éphémères et lentes à fleurir, mais très esthétiques.

 

Loasa Bergii – Loasa Bergii des Loasáceas

Loasa Bergii

La loasa est une plante pérenne originaire de Patagonie, qui s’est répandue jusqu’au nord-ouest de la province de Buenos Aires. Ses longues pousses s’appuient sur la végétation environnante pour compenser leur faiblesse. Ses feuilles sont espacées les unes des autres, très découpées et couvertes de poils urticants. Ses fleurs forment en novembre de belles étoiles jaunes de 3 cm de diamètre.

 

Lupin jaune – Altramuz amarilla ou Haba del lobo (Lupinus luteus des Fabaceae et Leguminosae)

Lupin jaune

Le lupin jaune est une plante annuelle pubescente qui peut atteindre 50 cm à 1 m de haut. Il fleurit en grappe de 5 fleurs jaunes et parfumées. Ses fleurs, visibles printemps et été, sont crème tachetées de marron ou noir. Son fruit est une cosse oblongue de 6 cm sur 1, noire et velue, qui abrite environ 5 graines. Sa semence était utilisée pour les suffrages dans les églises et les châteaux de Castille médiévale. Ses fibres étaient autrefois aussi utilisées pour l’industrie textile. Aujourd’hui, il est possible de consommer des galettes de farine à base de graines écossées de lupin jeune dans la Cordillère des Andes notamment chilienne. Il pousse à l’état sauvage dans le bassin méditerranéen et apprécie une pluviométrie faible, voisine de 250 mm par an. Il s’acclimate bien au climat tropical mais ne résiste pas au gel. Il recèle naturellement beaucoup d’alcaloïdes qui peuvent être très toxiques à forte dose. C’est dans une version privée d’alcaloïdes qu’il est cultivé comme plante fourragère sur le continent américain, avec un rendement de 4 à 19 tonnes/ha. Fixateur d’azote par enfouissement, il est aussi utilisé comme engrais vert par les agriculteurs.

 

Lupin blanc, dit noble demoiselle – Lupinus noble maiden des Fabaceae et Leguminosae

Lupin blanc

Le lupin blanc apprécie une exposition ensoleillée et terre peu calcaire. La grande quantité de ses grappes de fleurs provoque l’épuisement précoce de la plante au bout de 3 à 4 ans. Très riche en protéine, qui représente pas moins de 20% de la plante et jusqu’à 35% des graines, ce pourrait être une alternative au soja pour nourrir le bétail, plus respectueuse de l’environnement. Sorte d’engrais vert, il enrichit en effet les sols pauvres et sableux en azote grâce à ses nodosités qui restituent leur stock d’oxygène sous terre lors de leur enfouissement dans le sol. Il attire papillon et oiseaux mouches, notamment lors de sa floraison de juin à août.

 

Lupin bleu, dit bonnet de vieille fille – Lupinus perennis des Fabaceae et Leguminosae

Lupin bleu

Le lupin bleu est une plante pérenne aux fleurs rose ou blanches. Il accroit la fertilité du sol en fixant l’oxygène atmosphérique qu’il restitue à la terre via son système racinaire. De nombreux lépidoptères et chenilles apprécient beaucoup ses feuilles. Sa distribution a décliné de 90% depuis 1900, sous la pression conjuguée du réchauffement de la planète et de l’urbanisation galopante. Cette rarification de la plante a entraîné la quasi extinction du papillon Karner bleu qui s’en nourrissait exclusivement.

 

Lupin des jardins, dit à folioles nombreuses – Lupinus polyphyllus des Fabaceae et Leguminosae

Le lupin des jardins est une plante ornementale qui provient du Nord Ouest de l’Amérique du Nord. Elle s’est très bien adaptée à de nouveaux pays, et on la trouve fréquemment en Patagonie, Terre de Feu. Un de ses hybrides est même considéré comme invasif en Europe du Nord. La plante vivace fait 60 cm à 1 m. Elle apprécie les lieux humides, et pousse fréquemment au bord des ruisseaux ou dans les fossés des routes. En été, ses fleurs sont majoritairement bleues tirant sur le mauve, mais aussi parfois roses ou blanches. Robuste, elle est souvent cultivée comme fourrage pour le gibier et aliment pour les animaux d’élevage.

 

Añañuca des volcans, Rhodophiala andicola des Amaryllidaceae – Rhodophiala andicola des Amaryllidaceae

Añañuca des volcans

L’añañuca des volcans peut atteindre 25 cm Elle croît dans les zones montagneuses du Chili et d’Argentine où l’ensoleillement et la pluviométrie sont maximaux. Elle résiste à -20° C, et peut passer 8 mois sous la neige. Elle a de jolies fleurs rouges de 6 pétales, et on la cultive souvent pour sa valeur ornementale.

 

Añañuca de la cordillère – Rhodophiala rhodolirion des Amaryllidaceae

Añañuca de la cordillère

L’añañuca de la cordillère est une plante pérenne à bulbe, endémique au Chili et en Argentine. Elle pousse très haut au dessus de la limite des forêts, dans la cordillère des Andes. Elle résiste à des températures très basses, et peut vivre couverte de neige. Elle produit de belles fleurs roses ou blanches. Elle a inspiré une légende : des années avant l’indépendance argentine, le village de Monte Patria, autrefois appelé Monte Rey, abritait une belle jeune fille du nom d‘Añañuca. Un jour arriva au village un étranger en quête d’un trésor dans la montagne, et resta éperdument amoureux d’elle. Une nuit il entendit en songe un esprit de la montagne lui révéler l’emplacement exact de la veine de précieux minerais qu’il cherchait depuis toujours. Il s’en fut sans plus de réflexion, et ne revint jamais. Añañuca mourut de chagrin, et le lendemain de sa mise en terre, la terre se couvrit des fleurs rouges et blanches baptisée en son honneur.

 

Phycella ígnea, ex Amaryllis ignea ou Phycella bicolor – Phycella ígnea des Amaryllidaceae

Phycella Ignea Licence CC Flickr by James Gaither

La phycella est parfois confondue avec un genre de Rhodophiala rhodolirion. Elle provident des Andes chiliennes où elle est devenue rare. Elle a de fines feuilles rectilignes de 0,5 cm de large et fleurit au tout début du printemps. Ses 2 à 3 grandes fleurs sont tubulaires, avec 6 pétales bicolores de 3 à 5 cm de long, rouges sur le dessus et jaune en dessous. Son nom phycella signifie d’ailleurs peint de rouge, en grec ancien.

 

Anémone de terre, ficoïde – Yerba escarchada (Mesembryanthemum crystallinum des Aizoacées)

Anémone de terre

L’anémone de terre est une plante rampante, annuelle ou biennale, qui fait 8 cm de haut et 60 cm de long. Elle pousse sur des terres peu fertiles, en milieu aride. Elle tient son nom scientifique crystallinum de ses papilles aqueuses, microscopiques perles qui lui permettent de stocker de l’eau tout le long de ses tiges. Ses feuilles, ovales de 2 à 10 cm de long, sont comestibles et ont un agréable goût iodé en salade ou cuites. Ses nombreux petits pétales, blancs parfois teintés de rouge, forment une fleur de 3 cm de diamètre environ entre mars et octobre.

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